BATAILLONS DE CHASSEURS

Et des anciens DIABLES BLEUS du 30°BCA, 30°BCP, 30°GC
 
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 1939 - 1940 - QUATRIEME CHAPITRE

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Thierry GUYON
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MessageSujet: 1939 - 1940 - QUATRIEME CHAPITRE   Mer 23 Jan 2008 - 11:42

QUATRIEME CHAPITRE

DEUXIEME GUERRE MONDIALE

1939


Le 22 août 1939, le bataillon reçoit l'ordre de mise sur pied de l'échelon A.

LA SARRE


Sarre-Union où il va cantonner dans les localités suivantes :
- État-major, C.H.R., 2ème compagnie et C.A. à Harskirchen ;
- 1ère compagnie à Bissert ;
- 3ème compagnie à Villeneuve.
Au cours des journées qui suivent, les unités exécutent le piquetage de leurs positions et organisent la défense passive contre les attaques aériennes.
Le 31 août, l'échelon "B" du bataillon, mis sur pied à Saint-Nicolas depuis le 25 août, embarque en chemin de fer à Ville-en-Vermois, débarque à Sarre-Union dans la soirée et rejoint les cantonnements du bataillon.
Le 2 septembre le bataillon apprend la mobilisation générale et, le 4 septembre, l'état de guerre.
Le sous-lieutenant CHAMPEAUX, avec 20 chasseurs, est envoyé à Sarreinsming pour en ramener un troupeau de bétail ; le 3 septembre c'est le lieutenant TREILHES qui, avec 40 chasseurs, est envoyé à Willerwald avec une mission semblable. Enfin, le 5 septembre, le lieutenant MEJASSON est chargé de récupérer le bétail de la région de Keskastel.
Le 5 septembre, à 19 heures, le bataillon reçoit l'ordre de faire mouvement sur Woustviller. Le départ a lieu à 23 heures. Le bataillon arrive au petit jour et cantonne.
Dans la nuit du 7 au 8 septembre, le bataillon se porte dans le bois du Spitzwald, au sud d'Ippling, et y bivouaque en se gardant face au Nord-Est.
Le 8 septembre, l'ordre concernant la pénétration en territoire sarrois est donné au bataillon. la journée se passe en préparatifs.
Le 9 septembre, à 3 heures du matin, le bivouac est levé. A travers les bois et les prés, le bataillon gagne Welferding. De là, il traverse la Sarre à partir de 7 heures du matin, sur des radeaux sacs Habert. La traversée dure jusque dans l'après-midi, car le 170ème R. I. passe par les mêmes moyens de franchissement et l'opération, en ce qui concerne le bataillon, en est forcément très ralentie. Cependant, à 15 heures, les trois compagnies de voltigeurs progressent au Nord de Hanweiler et, à 16 h 30, KLeinbittersdorf, premier objectif, est occupé ; la 1ère compagnie tient la partie Est du village, la 2ème compagnie occupe le terrain entre le village et le Vorderwald, la 3ème compagnie occupe Auersmacher, où l'a dirigée le chef de bataillon dès qu'il a connu la contre-attaque que vient de subir, à notre droite, le 170ème R.I.. Le P.C. du bataillon est à Hellesmühle. Seuls quelques coups de feu ont été essuyés par les éléments avancés et une pièce de 25.
Le 11 septembre le bataillon est dépassé par le 8ème B.C.P. et se porte au Nord du village, sa droite au Vorderwald.
Le 12 septembre le bataillon, disposé par compagnies successives, occupe, avec la 2ème compagnie, les avant-postes entre l'Hinterwald et le Moulin à Plâtre ; avec la 3ème compagnie, le ravin de Bubingen ; avec la 1ère compagnie, la Tuilerie.
La 2ème compagnie reçoit un bombardement d'artillerie pendant son mouvement. Le chasseur BOUHOUR est blessé.
Le 13 septembre, le commandant, qui est allé visiter, les avant-postes de la 2ème compagnie, est blessé à la main par une balle de mitrailleuse au cours de sa reconnaissance. Il est évacué. Le capitaine Vergnette de la Motte reçoit le commandement provisoire du bataillon.
Dans la soirée, le 30ème est regroupé sur une deuxième position entre la Poterie et la Tuilerie. Au cours de la relève par une compagnie du 8ème B.C.P.; la 2ème compagnie est prise sous un assez violent bombardement d'artillerie.
Le dispositif du bataillon est le suivant :
- P.C. à la sortie nord de Kleinbittersdorf, sur la petite route de Bubingen ;
- 1ère compagnie, de gauche à la Poterie, à cheval sur les deux routes de Bubingen ;
- 2ème compagnie en avant de la Tuilerie ;
- 3ème compagnie sur la ligne d'arrêt jalonnée par le funiculaire.
Le bataillon travaille avec ardeur sur cette position. Il exécute toutes les nuits, par portage à bras, le ravitaillement en munitions et en matériel de toutes sortes du 8ème bataillon de chasseurs.
Le bataillon reçoit quelques obus et quelques balles passant au-dessus du 8e B.C.P. Le sergent LESEURE de la 3ème compagnie est blessé le 14 ; le caporal LAUTRETTE, de la 2ème compagnie, est blessé le 16 ; le chasseur MATTERN, de la C.A., est tué le 17.
Le 23 septembre le bataillon reçoit l'ordre de se porter le lendemain en réserve à Welferding. Il ne doit pas être relevé.
Le 24 septembre, à 21 heures, les. unités se portent à Welferding par le pont de Grossbliederstroff et y cantonnent.
Du 24 septembre au 3 octobre le bataillon cantonne à WeIferding. Il se repose, reconnaît et organise la position qui lui est assignée, en cas d'alerte : cours de la Sarre, entre Grossbliederstroff exclu et le confluent de la Blies inclus.
Le 3 octobre le commandant MARLIER reprend le commandement du bataillon.
Le même jour, à 18 heures, le 30ème reçoit l'ordre de se porter à Rouhling pour y relever un bataillon du 23ème R.T.A.

OCCUPATION DE LA POSITION DE ROUHLIHG ET DES AVANT-POSTES DU BOIS DE SAINT-ARNUAL


Le mouvement de Welferding à Rouhling s'exécute dans la nuit du 3 au 4 octobre. La relève des unités du 23ème R.T.A. a lieu dans la journée du lendemain.
La 1ère compagnie se porte dans le bois de Saint-Arnual et relève dans la matinée du 4 octobre, la compagnie de tirailleurs qui occupe la corne Nord-Est de ce bois, encadrée par des escadrons du 18ème régiment de chasseurs à cheval. C'est le colonel de ce régiment qui commande le groupement Ouest dont nous faisons partie.
Les 2ème et 3ème compagnies et la C.A. organisent la position du ruisseau de Lixing, entre Grossbliederstroff et Bousbach (exclus) ; le P.C. de la 3ème compagnie est à Rouhling, le P.C. de la 2ème compagnie à Cadenbronn, celui du bataillon à Rouhling ; la C.H.R. est à Nousseviller.
La 1ère compagnie est au contact de patrouilleurs ennemis pleins d'allant, dont certains montent dans les arbres et surveillent de près les travaux et les mouvements des chasseurs. Dans la soirée du 5, le sergent MONG et le caporal BOYER, de la section de mitrailleuses détachée à la 1ère compagnie, sont grièvement blessés. Les chasseurs ripostent et, au cours des journées suivantes, ils mettent hors de combat une douzaine de patrouilleurs ennemis.
Par réaction, les tirs de mines et d'artillerie sur la ligne française se feront de plus en plus nombreux.
La 2ème compagnie relève la 1ère à Saint-Arnual le 10 octobre. La 3ème compagnie relève la 2ème le 14 octobre.
Les chasseurs des diverses compagnies rivalisent de courage, de dévouement et d'adresse au tir. Le tireur GAMET, de la 1ère compagnie, et le caporal chef ARBEIT, de la 2ème compagnie, réussissent de beaux cartons. Le chasseur GROSLEZIAT, brancardier de la 1ère compagnie s'offre spontanément pour aller retirer d'un champ de mines le corps d'un officier de chasseurs à cheval qui a été tué par un de ces engins.
Presque chaque jour la compagnie, aux avant-postes, subit des pertes.
Le 11 octobre, le chasseur PICO, de la 2ème compagnie, et le caporal DEBIEN, de la C.A., sont blessés.
Le 13 octobre, le lieutenant DIMMANGE, qui dirige lui-même le travail de réparation du réseau, est blessé à la tête par balle. Le chasseur FARGES, de la C.A., est blessé d'un éclat d'obus.
Le 14 octobre le lieutenant de POIX, le caporal CHAMBONÏTIER, de la 3ème compagnie, les chasseurs PICHARD et SAUNIER, de la 2ème compagnie, sont blessés par des éclats d'obus.
Le 15 octobre, le mitrailleur PERRIN est tué à son poste de combat d'une balle dans la tête. Le caporal-chef MATTER, de la 3ème compagnie, est blessé par balle.
Le 16 octobre, le chasseur CLOUTIER, de la 3ème compagnie, volontaire pour aller travailler au réseau est blessé d’une balle en pleine tête ; il meurt courageusement au cours de son évacuation.
Le même jour, dans la nuit, le bataillon a été mis en état d'alerte et. le P.C. s'est transporté à Cadenbronn.
Dans la soirée le bataillon est relevé par le 16ème B.C.P. et se porte en cantonnement à Richeling, où il cantonne le 17.
Le 18 octobre le bataillon fait mouvement et cantonne :
- état-major, C.H.R. et 3ème compagnie, à Kappelkinger ;
- 1ère compagnie, à Uberkinger ;
- 2ème compagnie et C.A., à Ardwiller.
Le 19 octobre le bataillon fait mouvement et cantonne à Vittersburg sauf la 1ère compagnie qui est à Honskirch.
De cette date au 3 novembre, le bataillon en réserve de corps d'armée se livre aux travaux de propreté et à l'instruction.

Le capitaine médecin DESGEORGES, évacué pour maladie, est remplacé par le médecin lieutenant COLLAS.
Le colonel commandant le groupement Ouest adresse, le 23 octobre, au chef de bataillon, l'ordre du jour suivant :
"Au moment de quitter le commandement du groupement Ouest, le colonel DELPIT tient à adresser ses remerciements au 30ème B.C.P. qui a fourni le plus bel effort pour l'organisation de la position du: ruisseau de Lixing et dont les compagnies ont, à tour de rôle, tenu dans les conditions les plus brillantes, un sous-quartier particulièrement difficile en face d'un ennemi manoeuvrier et mordant auquel elles ont su infliger des pertes sévères.."

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Apprendre à connaître les anciens, c’est pour les jeunes Chasseurs vouloir les imiter un jour.

" Quand le drapeau avance, il faut le suivre ; quand il tombe, le relever pour le porter toujours plus loin ". Colonel DRIANT


Dernière édition par le Mer 23 Jan 2008 - 11:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 1939 - 1940 - QUATRIEME CHAPITRE   Mer 23 Jan 2008 - 11:49

2ème OCCUPATION DE LA POSITION DE ROUHLING


Le 3 novembre, à midi, le bataillon reçoit l'ordre de se porter à Metzing en vue de relever le lendemain le 16ème bataillon de chasseurs à pied, dans le quartier de Rouhling.
Le mouvement s'exécute aussitôt et le bataillon cantonne à Metzing, la 3ème compagnie à Hundling.
Le 4 novembre, le bataillon relève le 16ème B.C.P.. ; les avant-postes du bois du Brandenbuch comprennent une section de chaque compagnie de voltigeurs et sont mis aux ordres du lieutenant BERENGER. Sur la ligne principale, la 1ère compagnie occupe le Lochberg et la 2ème compagnie le Schafberg, la 3ème compagnie est sur la ligne d'arrêt à hauteur du Banbusch.
Du 4 au 13 novembre les unités travaillent activement sur la position des avant-postes exécutent chaque jour des patrouilles sur les villages de Alsting, Hesseling et Zinzing. L'ennemi qui tient les lisières des bois du Nord du Brandenbusch envoie, fréquemment, les patrouilles dans ces villages.
A partir du 8 novembre l'activité de l'ennemi augmente, l'artillerie tire plus fréquemment, on décèle des mouvements de troupe.
Le 12 novembre, en réponse au bombardement qu'exécute l'artillerie française sur un groupe de travailleurs, l'ennemi envoie un tir nourri de 105 et 150 sur le bois du Lochberg où se trouvent plusieurs éléments du bataillon, mais, grâce à la qualité des abris, personne n'est atteint.
Le même jour, une tentative de coup de main sur notre poste de droite du Branddenbusch, exécutée au petit jour, échoue. Vers 16 heures, une autre tentative a lieu sur le poste de gauche ; elle échoue également, mais le sergent BROUSSOU, de la 1ère compagnie, est grièvement blessé par un tir de minen, en se déplaçant pour couper la retraite des assaillants. D'ailleurs le sous-secteur voisin à l'Ouest a été assez agité les jours précédents et, pendant une demi-journée, nos avant-postes du Brandenbusch ont été entièrement découverts sur leur gauche.
Le 13 novembre, dans la soirée, le 30ème est relevé par le 117ème R.I. ; il se porte à Ernestviller où il cantonne.
Le 6 novembre, le lieutenant BOUVY a été évacué pour maladie.
Le 11 novembre, les aspirants AMALBERT, de la 1ère compagnie, et BONNET, de la C.H.R., sont nommés sous-lieutenants de réserve.

PERIODE DE REPOS


Le bataillon est embarqué en camions à Ernestviller, le 14 novembre, à 19 heures. Il arrive dans la nuit près de Lunéville. Il cantonne :
- état-major, C.H.R. et 1ère compagnie, à Crion ;
- 2ème compagnie, à Sionviller ;
- C.A., à Bonviller.

Le bataillon est en réserve de groupe d'armée au repos.
Le 16 novembre, l'état-major, la C.H.R., la 1ère et la 3ème compagnies vont cantonner à Jolivet.
Le 23 novembre, le bataillon participe à une prise d'armes qui réunit à Lunéville, les 8ème, 30ème et 16ème bataillons de chasseurs. Le général d'armée REQUIN passe la revue des troupes. Le drapeau des chasseurs est présenté aux bataillons, des croix de guerre sont remises aux militaires des trois bataillons qui se sont distingués au cours des premiers mois de campagne.
Le 29 novembre, le bataillon est transporté en cars à Malaucourt-sur-Seille, où il passe en réserve d'armée.
Le 1er décembre à Malaucourt, au cours d'une prise d'armes, le chef de bataillon remet la croix de guerre à 25 officiers, sous-officiers et hommes de troupe.
Le 2 décembre, le bataillon, transporté en canions à Novéant, y défile devant Sa Majesté le roi Georges VI d'Angleterre.

1940


Le 3 janvier la 1ère compagnie va cantonner à Nomény, où elle garde le Q.G. de la division.
Le 13 janvier, les sous-lieutenants TREILHES, BONNET et AMALBERT, partent, sur leur demande, dans un centre d'instruction d'observateurs en avions.
Le 10 décembre le médecin-lieutenant GARITAN est affecté an bataillon.
Le 1er février la 2ème compagnie va cantonner à Lanfroicourt. Le lieutenant BERENGER est nommé capitaine à titre temporaire.
Le 2 février, le lieutenant SAVARD, officier d'approvisionnement, est évacué pour maladie.
Le 5 février, une prise d'armes devant le général d'année REQUIN, a lieu aux abords de Malaucourt. Au cours de cette prise d'armes, à laquelle participent les 8ème, 16ème et 30ème B.C.P., et les éléments des différents corps de la division, le chef de bataillon reçoit la croix d'officier de la Légion d'Honneur. Les adieux officiels du 16ème B.C.P., qui quitte la division, ont lieu également à cette occasion.
Le 17 février, le bataillon est mis à la disposition du général commandant le IXème corps d'armée pour exécuter des travaux sur la position fortifiée.

DE SAINT-AVOLD A FORBACH


Le 18 février le bataillon se porte à Baronville (état-major, 3ème compagnie, C.H.R.), à Marthil (2ème, 1ère compagnies) et C.A. à Villers-sur-Nied).
Les routes sont recouvertes de verglas et la marche est très pénible, pour les voitures surtout, qui n'arrivent qu'à 20 heures au cantonnement.
Le 19 février, le bataillon; se porte à Lelling, où il cantonne.
Le 20 février le bataillon se porte à Altviller où il cantonne ; la C.H.R. reste à Lelling.
La 3ème compagnie, mise à la disposition du groupement de couverture, se porte à Freyming le 22 février. Elle cantonne la nuit dans cette localité et travaille dans la journée à Nasweiler et sur la crête qui va de Nasweiler au Nord de Merlebach, où elle installe un point d'appui de section modèle. Ces travaux sont exécutés en avant de la ligne de résistance et doivent servir à l'installation d'une nouvelle ligne.
Les autres compagnies exécutent divers travaux aux avant-postes de la position fortifiée et sur la position fortifiée.
Le 29 février les 1ere et 2èmecompagnies, mises également à la disposition du groupement de couverture, se portent à Freyming, La 1ère compagnie travaille sur la nouvelle ligne et construit, dans les maisons de Merlebaoh, des blockhaus en béton avec des matériaux trouvés sur place. La 2ème compagnie, à sa gauche, en face de la grande carrière, organise aussi un point d'appui dans les maisons et exécute de beaux travaux de renforcement et de soutènement
Le 1er mars le P.C. du bataillon et la C.H.R. vont à Saint-Avold. La C.A. est envoyée à Macheron où elle travaille à une piste en rondins, en lisière de la Grande-Frêne.
Le 14 mars, le bataillon perd le sous-lieutenant HENSCHEN, qui vient d'être promu à titre temporaire et, le 18 mars, le lieutenant BAILLY, détaché à un état-major.
Le 21 mars, les travaux étant terminés, les 2ème et 3ème compagnies viennent cantonner à Hombourg-Haut et la 1ère compagnie à Macheren.
Le 26 mars, le bataillon fait mouvement sur Bening-Les-Saint-Avold où il cantonne.
Le 27 mars, dans la journée, le bataillon relève le 25ème B.C.A. dans le quartier de Cocheren.
Le disposif est le suivant :

- P.C. à Cocheren j
- la 3ème compagnie à Rossbruck, avant-postes au bois de Guensbach, en liaison avec le G.R.D.I. 16 ;
- la 1ère compagnie sur les pentes Ouest de l'Hérapel, avant-pestes dans Morsbach ;
- la 2ème compagnie sur l'Hérapel, avant-postes dans le bois de Morsbach ;
- la C.H.R. à Guenviller.

Sur cette position le bataillon exécute des travaux importants, en particulier des abris à l'épreuve et des réseaux de barbelés. Les trois groupes franc des 8ème, 30ème et 61ème font de fréquentes patrouilles et embuscades. Mais l'ennemi, dont la présence est décelée aux lisières Sud de la forêt de Forbach et souvent même dans Forbach, montre une très grande réserve et le séjour en lignes se passe sans incident. Seul, le sergent LEMAIRE est blessé par éclat de grenade au cours d'une patrouille.
Le 17 avril, le bataillon relevé par le 61ème B.C.P., se porte dans les avant-postes de la position fortifiée pour occuper et organiser le quartier d'Holbach.

- Le P.C. et la C.H.R. sont à Holbach.
- La 1ère compagnie à la ferme de Lentzviller.
- La 2ème compagnie à la ferme de Leyviller.
- La 3ème compagnie à Lachambre et Holbach.
- La C.A. est répartie.

Au fur et à mesure de l'organisation de la position, les unités quittent le cantonnement et s'installent sous bois, dans les baraques réglementaires ou des constructions de fortune. Les travaux sont activement poussés. La position de la 1ère compagnie est dans la Grande-Frêne ; celle de la 2ème, dans la Grande et la Petite-Frêne ; celle de la 3ème compagnie, dans le Honnetzel, au Calvaire et à l'Heiligenbusch, Dans la plaine on cimente les emplacements, dans le bois on construit de forts murs de rondins.
Le 1er mai le capitaine GRENIER de LASSAGNE, détaché à l'état-major de l'I.D. depuis le 10 avril, y est affecté et le capitaine GAMBIEZ, affecté au bataillon, prend le commandement de la 3ème compagnie.
Le 10 mai, le bataillon est mis en état d'alerte sur ses positions.
Les 12 et 13 mai, il assiste au violent bombardement qui appuie l'attaque ennemie sur nos positions entre Merlebach et Sarreguemines, mais n'est pas appelé à participer à ce combat.
Il est relevé dans la nuit du 14 au 15 mai par le 42ème B.C.P. et se porte dans le bois de Bril où il passe la journée du 15.
Le 15 mai, à 21 heures, le 30ème fait mouvement sur Morhange et va cantonner :

- état-major, C.H.R. et C.A., à Vaxy ;
- 1ère compagnie, à Dalhain ;
- 2ème et 3ème compagnies, à Vannecourt.

Dans ces cantonnements le bataillon se prépare ; les munitions, les vivres, le matériel sont passés en revue et complétés.
Le lieutenant ROCH est nommé capitaine à titre temporaire ; les adjudants-chefs BRIARD et BAROUDEL sont nommés sous-lieutenants à titre temporaire.
Le 20 mai, à midi, le bataillon embarque en chemin de fer à Haboudange à destination du Bourget.
Le séjour en Lorraine du bataillon prend fin.

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MessageSujet: Re: 1939 - 1940 - QUATRIEME CHAPITRE   Mer 23 Jan 2008 - 11:56

LE BATAILLON
DANS LE QUARTIER DE RETHONDES


Les 21 et 22 mai se passent en chemin de fer. Le 20, au soir, le train a dépassé Saint-Dizier. Toute la journée du 21, le train avance par bonds de 400 à 500 mètres dans la région du camp de Mailly. Le 22, le bataillon passe à Sézanne, Coulommiers, et arrive vers 22 heures au Bourget. Le 23 au lever du jour, le train quitte Le Bourget et, vers 8 heures du matin, le bataillon débarque à Verberie (Oise).
Le village a été fortement bombardé la veille et est presque complètement évacué. Le bataillon cantonne.
Le 24, à 9 heures, l'ordre arrive de se porter à Compiègne, en renforcement des troupes qui y occupent l'Aisne. Le mouvement s'exécute à partir de midi par la grande route et la forêt.
A 17 heures la destination du bataillon est modifiée ; il doit aller occuper le quartier de Rethondes, c'est-à-dire l'Aisne, tout le long du Mont Saint Marc, avec une tête de pont à Rethondes et le P.C. à Vieux Moulin. Le mouvement est terminé vers 23 heures.
Le dispositif du bataillon est le suivant :

- la 1ère compagnie est à Rethondes et aux abords de Rethondes ;
- la 2ème compagnie occupe la moitié Est du Mont Saint Marc et l'Aisne ;
- la 3ème compagnie occupe la moitié Ouest du Mont Saint Marc et l'Aisne ;
- la C.H.R. est à Sainte Périne ;
- le T.R. à Verberie.

Sur cette position, le bataillon travaille avec une grande ardeur, II fait de nombreux emplacements d'armes et abris, pose 28 tonnes de barbelés, des lignes téléphoniques, organise des dépôts de munitions et de vivres pour six jours.
Des abatis sont préparés et des barricades antichars très importantes sont construites dans Rethondes et sur toutes les voies d'accès du quartier. Le bataillon est renforcé de deux pièces de 75 du 8ème R.A.D. ayant une mission antichars, et de la section de 25 du Lieutenant FIEVET, de la demi-brigade.
Le 5 juin, le chef de bataillon MARLIER prend le commandement de la 1ère demi-brigade (8ème, 30ème, 61ème B.C.P.).
Le capitaine MEGER, du 8ème B.C.P., prend le commandement du bataillon.
Le bataillon est mis en état d'alerte.
La position de l'Ailette a été attaquée et les éléments assez nombreux se replient vers le Sud par Rethondes et Vieux-Moulin. Le G.R.D.I. 16 éclaire la division au Nord de l'Aisne. Le 7 juin, le lieutenant Orssaud est envoyé en liaison avec lui.
Le 7 juin, à 16 heures, le capitaine BOIS fait sauter le pont de Rethondes. Les éléments amis ont fini de passer et une patrouille cycliste ennemie est signalée.
Du 7 au 10 juin l'ennemi ne prendra aucun contact sur le front du bataillon. Mais, dès l'après-midi du 7, il est pris à partie dans tous ses mouvements par l'artillerie française qui lui inflige de lourdes pertes de jour et de nuit. A partir du 8 au soir, il riposte en tirant sur les batteries qui sont également bombardées par les avions en piqué dans la soirée du 8.
Dans la nuit du 9 au 10 le capitaine GAMBIEZ, avec quelques éléments de sa compagnie et le groupe franc du lieutenant GODINOT passe l'Aisne et reconnaît la rue des Bois qui est inoccupée.
Le 10 juin à 6 heures, le lieutenant DOMMANGE, officier d'approvisionnement, rend compte au P.C. que des autos-mitrailleuses ennemies bordent l'Oise en face de Verberie depuis la veille au soir et tiennent le village sous leur feu.
Nous savons que, depuis le 8, le 170ème R.I., à notre droite, mène de durs combats au Sud de l'Aisne, dans la région de Vic-sur-Aisne.
A midi, le bataillon reçoit l'ordre de se replier sur Orrouy en deux détachements : de jour, tous les éléments placés sous bois ; de nuit, les éléments qui occupent l'Aisne.


LA RETRAITE DE FRANCE


Encadrement du bataillon à la date du 10 juin 1940

État-major
Capitaine MEGER, commandant le bataillon.
Capitaine VERGNETTE de La MOTTE, adjudant-major.
Sous-lieutenant BRIARD, officier adjoint.
Lieutenant GODINOT, commandant le groupe franc.
Médecin-capitaine CARITAN.
Sous-lieutenant CARNET, officier des détails.

C.H.R.
Capitaine LOESCH, commandant la compagnie.
Lieutenant DOMMANGE, officier d'approvisionnement.

1ère compagnie
Capitaine BOIS, commandant la compagnie.
Lieutenant ROGEZ.
Lieutenant REIMBEAU.
Sous-lieutenant WALLART.

2ème compagnie
Capitaine ROCH, commandant la compagnie.
Sous-lieutenant ORSSAUD.
Sous-lieutenant BAROUDEL.

3ème compagnie
Capitaine GAMBIEZ, commandant la compagnie.
Lieutenant LEBRUN.
Sous-lieutenant de POIX.

C.A.
Capitaine BERENGER, commandant la compagnie,
Lieutenant MEJASSON.
Sous-lieutenant FORISSIER.

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MessageSujet: Re: 1939 - 1940 - QUATRIEME CHAPITRE   Mer 23 Jan 2008 - 12:02

REPLI SUR ORMOY-VILLERS


Le repli s'exécute à partir de 17 heures environ pour la première colonne sous les ordres du capitaine BERENGER et à partir de 20 h 30 pour le reste du bataillon aux ordres du chef de bataillon.
Toute la journée l'ennemi harcèle les carrefours de la forêt de Compiègne.
Dès 14 heures, la destination des troupes a été changée. C'est à Ormoy-Villers que doit se rendre le bataillon.
Le déplacement représente une quarantaine de kilomètres. Il s'exécute par Orrouy, Duvy, ferme Bouville, ferme Villers, pour la colonne BERENGER ; par Orrouy, Duvy, Parc-aux-Dames, station d'Ormoy, pour la colonne du chef de bataillon.
La section GUENEGANT, de la compagnie GAMBIEZ, manque à l'appel depuis les bois, au Sud d'Orrouy, où le bataillon a fait une grande halte. Probablement égarée, cette section sera venue par la suite tomber dans le piège que, dès 19 heures, les Allemands ont tendu à Crépy-en-Valois.

JOURNÉES DU 11 ET 12 JUIN


Le 11 juin 1940, le premier échelon du bataillon comprenant une section de mitrailleuses, deux sections de la compagnie BOIS, une section de la compagnie ROCH, deux sections de la compagnie GAMBIEZ, sous les ordres du capitaine BERENGER, arrive vers 6 heures à Ormoy, par la route de Villers ; les éléments sont immédiatement mis en place pour former l'ossature dans laquelle viendra ultérieurement s'intégrer le bataillon.
La position occupée, qui s'étend de la station d'Ormoy incluse à la corne de bois 500 mètres à l'Est du village, comprend quelques éléments du G.M.P. déjà en place, offrant une défense antichars sérieuse, A 10 heures, le reste du bataillon arrive, venant du Parc-des-Dames, par la station d'Omoy. Il est immédiatement mis en place.
Le bataillon est en liaison à gauche avec le 61ème B.C.P. et, à droite avec le 141ème B.I.
La situation du bataillon est la suivante :
a) Compagnie GAMBIEZ, englobant la. partie Est du village d'Ormoy, et occupant le bois à l'Est d'Ormoy, jusqu'à la corne Nord de ce bois ;
b) Compagnie ROCH occupant la partie Ouest du village et la station qui forme un saillant prononcé en avant de la ligne ;
c) Le point d'appui de la station, est occupé par la section Fournier, un groupe de mitrailleuses et un canon de 25. La compagnie BOIS occupe les carrefours au Sud de la voie ferrée et a une section en réserve de bataillon. La section de 25 du lieutenant FIEVET est en renfort du bataillon dans Ormoy-Villers. Le P.C. se trouve dans le bois au Sud du château.
Dès le début de l'après-midi des éléments ennemis apparaissent vers Villers et aux lisières du bois du Petit-Bureau. Deux voitures blindées, probablement des chars moyens, viennent reconnaître la station.
Vers 16 heures, les Allemands, à l'effectif d'un bataillon, attaquent la station d’Ormoy-Villers. L'adjudant-chef FOURNIER attend qu'ils soient à bonne portée et déclenche brutalement un tir qui fait subir à l'ennemi des pertes très sérieuses et qui l'arrêtent de front. Pendant cette action d'infanterie, l'artillerie ennemie prend à partie le château d'eau au pied duquel se trouve le P.C. du capitaine ROCH, où se tiennent cet officier et le capitaine MEGER, commandant le bataillon. Cependant, les Allemands s'infiltrent sur le flanc gauche de la section FOURNIER et atteignent le village. Au P.C. du bataillon, le capitaine BOIS prépare l'intervention de la section réservée. Un violent bombardement d'artillerie s'abat sur le P.C. et fait plusieurs blessés.
Le capitaine MEGER rentre au P.C. La section FOURNIER tient admirablement ; on peut monter un coup de main de dégagement. Le groupe franc, sous les ordres du lieutenant GODINOT. est chargé de l'opération,, renforcé de la section Wallart (compagnie BOIS) qui occupera la voie ferrée et couvrira le flanc gauche du point d'appui de la station en assurant sa liaison avec le 61ème B.C.P. L'opération réussit parfaitement. Le groupe franc se heurte à une patrouille allemande dans le village. Le lieutenant GODINOT blesse mortellement le lieutenant qui la commande. Un caporal et un soldat sont faits prisonniers. Ils sont conduits au P.C. dans le courant de la nuit. La section Wallart occupe son objectif et assure sa liaison à droite et à gauche.
L'aspirant DELMAS s'offre spontanément à servir un canon de 25 du G.M.P.
La situation est rétablie, la nuit est calme. Cependant, vers 22 heures, un char moyen ennemi pousse jusqu'au canon de 25 de la station et mitraille les servants qui ont un tué et deux blessés, dont le chef de pièce. Le sous-lieutenant de POIX, de la compagnie G4MBIEZ, pousse une reconnaissance jusqu'à la ferme de Villers, qu'il constate fortement occupée par l'ennemi.
Au petit jour, le 12 juin, la section FOURNIER envoie au P.C. un sous-lieutenant allemand qu'elle a fait prisonnier au cours de la nuit. Le capitaine ROCH, le sergent-chef GRAVOUIL et le sergent JACQUES vont rechercher, en avant des lignes, le caporal VUILARD, de la C.A., qui a été laissé pour mort par les Allemands. Un chasseur de la C.A., blessé dans les mêmes conditions, est rentré seul dans nos lignes. nous n'avons plus personne entre les mains de l'ennemi. Mais l'on peut compter, devant la station, plusieurs centaines de cadavres allemands. Dans la matinée, l'ennemi tente à nouveau une infiltration, par la voie ferrée. Son action est appuyée par une mitrailleuse lourde et un mortier que les observateurs situent aux abords d'une meule de paille sur la route de Villeneuve ; le lieutenant MEJASSON qui ne peut, de ses emplacements, intervenir avec ses mortiers, transporte ses pièces dans le bois en lisière de la route de Manteuil. Son tir ajusté bloque l'infiltration ennemie, mais au moment de la sortie de batterie, il a quatre hommes sérieusement blessés par les éclats de minen qui s'acharnent sur lui.
Dans la matinée une section de la compagnie 11/2 du génie est envoyée au bataillon. Cette section, jusqu'au repli, organise en première ligne la barricade du passage à niveau de la station d'Ormoy.
Vers midi arrivent au P.C. l'officier de liaison et l'officier observateur d1artillerie. Leur arrivée est saluée par un nouveau bombardement du P.C., mais leur action très efficace s'affirmera dans l'après-midi quand les obus rapides du 75 écraseront les Allemands dans leur nouvelle tentative d'infiltration sur la voie ferrée.
Depuis midi, en effet, l'attaque sur le 61ème B.C.P. est très violente, la section FOURNIER est à nouveau menacée de débordement. Le capitaine ROCH part immédiatement pour la dégager avec sa section de commandement. II rétablit la liaison avec la section Wallart. Le. sergent-chef BAECHTEL, de cette section, qui, avec le capitaine ROCH, cherche à repérer une mitrailleuse ennemie, est tué d'une balle en pleine tête.
L'attaque continue très violente sur le.61ème B.C.-P. L'artillerie ennemie bombarde sans arrêt les bois au Sud d'Ormoy, cherchant notre artillerie. A 16 heures, une nouvelle tentative d'infiltration a lieu. Le. groupe franc fouille les bois qui encadrent la route de Nanteuil. L'ennemi est arrêté niais la-route de Nanteuil et le passage sous la voie ferrée deviennent entièrement impraticables étant sous le feu de l'ennemi. Sans tenir compte du danger, le sous-lieutenant FORISSIER, de sa propre initiative, va mettre en place les éléments de barricade antichars au passage à niveau.
La section ROGEZ, de la compagnie BOIS, est placée en bretelle entre le P.C. et la route de Nanteuil, afin de rétablir la liaison avec le 61ème B.C.P. qui semble avoir marqué un léger repli.
Toute la journée les brancardiers font l'admiration de tous par leur dévouement et leur sang-froid. Tous les blessés et les morts sont ramenés au poste de secours.
Au soir, la situation du bataillon est intacte. Pas un pouce de terrain n'a été cédé, la couverture du flanc gauche est assurée. Le bataillon est prêt à recevoir l'attaque avec engins blindés que le capitaine GAMBIEZ voit mettre en place en détail sur le front de son sous-quartier.
L’ennemi prend, à ce moment, le contact sur tout le front pendant qu'un bombardement intense s'abat sur notre première ligne ; le bombardement rend impraticable la route du village, la compagnie GAMBIEZ se trouve donc coupée ; en ce qui concerne les canons de 25 et les voiturettes, de la route de Nanteuil-le-Haudoin.
A 21 heures arrive au P.C. l'ordre préparatoire du repli. Les blessés et les munitions sont chargés sur les voitures. Les munitions qui ne peuvent être emportées sont enterrées.
A 22 h» 20, arrive l'ordre de repli. Le bois, est d’une obscurité totale. Cependant, la transmission de l'ordre se fait assez rapidement, grâce à l'activité des agents de liaison. Mais la compagnie GAMBIEZ se heurte à des difficultés énormes. Le groupe DROBINSKI met deux heures à sortir de batterie un canon de 25, qui se trouve dans un taillis, épais. Par ailleurs, la route étant coupée, il lui faut passer par le bois en traversant la voie ferrée, ce. qu'il ne peut réaliser qu'en dételant les canons de 25 et les voiturettes et en les faisant porter à bras.
De leur côté les voitures hippo et auto de munitions ont les plus grandes difficultés à sortir du bois, il leur faut plus d'une heure pour regagner la route de Nanteuil, à l'Ouest de laquelle les mitrailleuses allemandes tiraillent sans réponse. Le bataillon se regroupe à deux kilomètres d'Ormoy, sur la grande route et attend la compagnie GAMBIEZ. Cette attente permet de retrouver un officier blessé du 61ème B.C.P., mais la compagnie n'arrive pas. Aucun bruit ne signale son arrivée sur la route d'Ormoy II est 3 h 30, le jour va se lever, il faut partir. Le bataillon s'écoule sur les chemins pavés, suivi d'un harcèlement de l'artillerie ennemie. Le groupe franc en arrière-garde, chargé de reprendre la liaison avec la compagnie GAMBIEZ, annonce bientôt que cette compagnie, venue par les bois, suit le bataillon à une demi-heure. Le brouillard heureusement prolonge la nuit jusque vers 7 heures ; et, lorsque après dix-sept heures de marche par Péroy-les-Gombries, Fresnoy-Saint-Soupplets, le bataillon arrive à Esbly, il n'a pas eu, comme il était à craindre, à se dégager.
Le groupe THURLURE, de la compagnie ROCH a disparu dans Ormoy au moment du repli.
Avant de clore le récit des journées d'Ormoy-Villers, il convient de citer, entre bien d'autres, une anecdote qui traduise l'état moral de la troupe au cours du combat. Le 12 juin, le chasseur ROUX, de la 2ème compagnie qui se trouve depuis vingt-quatre heures au contact de l'ennemi, est blessé et renvoyé au poste de secours du bataillon. A peine les soins terminés, ce chasseur demande à repartir pour rejoindre ses camarades sur la ligne de feu.
A citer aussi l'acte de courage du chasseur LANCELOT du groupe franc qui, pour permettre de découvrir une arme automatique ennemie, s'élance sur une route découverte et y exécute des bonds sous le feu jusqu'à ce que le résultat recherché ait été atteint»
Quand au cran et à la discipline dont a fait preuve la section FOURNIER, il n'est pas besoin d'insister, le seul récit du combat en est un témoignage.

TUÉS À ORMOY-VILLERS,
- Sergent-chef BAECHTEL.
- Chasseur DESTOLIERES.
- Chasseur DUQUERROY.

BLESSÉS À ORMOY-VILLERS.
- Sergent-chef FRANCOIS.
- Sergent CORNETTE.
- Sergent ISOREZ.
- Caporal-chef VALETTE.
- Caporal-chef KERN.
- Caporal VUILAR.
- Chasseurs de 1ère classe : LEGRIX, COLLIN, VEGIER,, BAE.CHLER.
- Chasseurs ROUSSEAU, CHAMBON, TILLIER, DENIS (Edmond), THOMAS, FUGIER, GRELLIER, DUCOUR, PIERRON, GAUDRU, GARRIGUE, VIALATOU, DENIS (Serge), RASSELET, ROUX, DOUCHEZ, ORY.

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" Quand le drapeau avance, il faut le suivre ; quand il tombe, le relever pour le porter toujours plus loin ". Colonel DRIANT


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MessageSujet: Re: 1939 - 1940 - QUATRIEME CHAPITRE   Mer 23 Jan 2008 - 12:13

13 JUIN : STATIONNEMENT A ESBLY.

Le bataillon arrive à Esbly vers 17 heures. Les hommes sont très fatigués. Ils ont fait, depuis le 10 juin, environ 85 kilomètres à l'Ouest d’Esbly, à 19 heures, le bataillon reçoit l'ordre d'occuper la Marne, au Nord de laquelle des patrouilles ennemies sont signalées. Quelques obus tombaient sur Esbly.
La compagnie Bois occupe la Marne à l'Ouest d'Esbly, la compagnie GAMBIEZ à sa gauche se replie à Trilbardou au 8ème B.C.P. Quant à la compagnie ROCH elle occupe la boucle de la Marne à l'Ouest de Trilbardou, sa droite en liaison avec le 8ème B.C.P. Les travaux d'organisation sont commencés immédiatement. La compagnie GAMBIEZ est renforcée d'une section de tirailleurs algériens (sous-lieutenant RABACHE) du dépôt d'Issoudun qui s'est repliée d'Ormoy avec elle et qui lui restera rattachée jusqu'à la fin des opérations.

14 JUIN : STATIONNEMENT À LIVERDY

A 22 heures l'ordre de repli est donné au bataillon. En raison des difficultés de regroupement (le bataillon a quatre kilomètres de front), le départ d'Esbly n'a lieu que vers 3 heures. Le mouvement s'exécute par Villeneuve Saint Denis - Tournan - Grez, sur Liverdy où le bataillon arrive vers midi. Le bataillon est cantonné. Les équipages sont à couvert dans l'allée de grands arbres qui se trouve en face de la grille du château.
La mission du bataillon est de garder les faces Nord et Est du village et de placer sur les routes des bouchons antichars.
A 18 heures le bataillon reçoit l'ordre de se porter immédiatement à Grez pour être embarqué en camions. Le convoi hippo, sous les ordres du capitaine LOESCH, est mis également en route immédiatement sur la Chapelle-la-Reine.
L'embarquement a lieu dans les bois à l'Ouest de Grez vers 19 heures. Les premières patrouilles allemandes sont à 1 500 mètres au contact du G.R.D. qui couvre l'opération.
Le convoi est dirigé sur la Chappelle-la-Reine vers 4 heures du matin.

15 JUIN : EMBARQUEMENT EN CHEMIN DE FER

Dès l'arrivée à la Chapelle, le bataillon reçoit l'ordre d'embarquer en chemin de fer dans la gare de cette localité. A 5 heures, le train composé de turcs, est chargé et se met en marche sur Malesherbes, Pithiviers, Orléans.
Le 15, vers 18 heures, le train est arrêté à quelques kilomètres Des Aubrays. Des avions allemands, revenant de bombarder Orléans, lâchent quelques bombes aux abords du train sans causer d'ailleurs aucun dégât.
A minuit le train arrive en gare de la Ferté où le bataillon débarque à partir de 2 heures.

16 JUIN : STATIONNEMENT A TIGY

De La Ferté, le bataillon est envoyé en stationnement dans le bois de sapins, 1 500 mètres à l'Ouest de Tigy, où il se garde face au Nord. Il y arrive vers 11 heures. L'aviation ennemie est assez active et bombarde La Ferté et Tigy où s'entassent les colonnes de réfugiés. Les victimes civiles sont nombreuses (15 tués, 60 blessés à Tigy). Quelques bombes sont tombées à proximité du point de stationnement du bataillon, sans causer de victimes.
La journée est une journée de repos à l'exception du travail nécessaire à la confection des tranchées de bombardement. La nuit est calme.

17 JUIN : OCCUPATION DE LA LOIRE

A partir de 6 heures le bataillon est transporté au moyen de ses camionnettes et de camionnettes de la division, dans le quartier des Gauriers, à l'Ouest de Sully. La compagnie GAMBIEZ et deux sections de mitrailleuses occupent la partie Ouest du quartier, en liaison avec le 8ème B.C.P. La ligne principale est sur la Loire. Le quartier correspond à la courbe de la Loire à l'Ouest de Sully.
La compagnie ROCH, dont l'emploi est d'abord prévu en réserve dans Gauriers, reçoit à midi l'ordre d'occuper le sous-secteur du 170ème R.I. qui n'a pas encore rejoint à l'Ouest du 8ème B.C.P. La compagnie occupe immédiatement l’emplacement fixé. Vers 15 heures elle établit sa liaison à gauche avec des éléments du G.R.D.I. 16. Le P.C. du bataillon est à la ferme du Gauriers. Le T.C. à la ferme Pavie. La section de 25 du lieutenant FIEVET est sur la Loire en renfort de bataillon.
Pendant la soirée du 17 les réfugiés continuent à passer sur le pont de Sully.
Le bataillon organise ses positions. Tout le monde est enterré à la fin de la journée.
La nuit se passe dans le calme. Dans la matinée du 18 les réfugiés continuent à passer sur le pont de Sully jusqu'à 9 heures du matin. Des patrouilles envoyées par la compagnie BOIS sur la rive Nord, signalent que mélangés aux réfugiés, des officiers allemands en camions règlent la circulation au Nord de la rivière.
Vers midi, le pont de Sully saute et immédiatement un violent bombardement de gros calibre s'abat sur la localité, mettant le feu en plusieurs points. Le bombardement continue plusieurs heures et affecte la droite de la compagnie BOIS.
Des patrouilles ennemies arrivent sur la voie ferrée vers 14 heures et les fusils-mitrailleurs de la compagnie BOIS entrent en action. A 15 heures des éléments ennemis sont aperçus par la section de mitrailleuses de l'adjudant HAUTBOIS (droite du sous quartier GAMBIEZ), sur la plage au Nord de l'île. Nos mitrailleuses les prennent sous le feu et ils se dispersent.
Pendant ce temps l'ennemi a installé des armes automatiques dont probablement une mitrailleuse de 20 millimètres à l'entrée Nord du pont et un mortier dans les bois à l'Ouest du pont et a ouvert le feu sur notre position. Le P.C. des Gauriers est violemment bombardé par du 105. Le bataillon demande le tir d'arrêt prévu devant le sous-quartier BOIS. Ce tir se déclenche presque aussitôt. Un obus de 75 tombe exactement sur une barque remplie d'ennemis qui est partie de l’île et se dirige vers la rive Sud, malgré les feux de la section HAUTBOIS. Depuis ce moment toute circulation aux abords de la Loire, et même à l'intérieur du quartier, est rendue très difficile en raisons des feux d'armes automatiques que l'ennemi déclenche sur les isolés.
Le repli du bataillon groupé a été décidé pour 20 h 45. Les premiers mouvements de repli de la compagnie BOIS amènent une vive réaction par le feu de l'adversaire. Le P.C. où arrivent les premiers éléments repliés est de nouveau pris à partie violemment par l'artillerie.
Le lieutenant ROGEZ, de la compagnie BOIS, qui se trouve en liaison avec le 141ème d'infanterie, a reçu l'ordre de repli mais il se rend compte qu'il sera impossible de dégager en plein jour le canon de 25 du lieutenant FIEVET, ainsi que les mitrailleuses du sous-lieutenant FORISSIER (ils sont en effet pris sans arrêt sous le feu des mitrailleuses et des mines) ; il décide de rester. Le lieutenant FIEVET est blessé par deux fois par des éclats alors qu'il prépare l'évacuation de la pièce de 25. Il refuse de la laisser évacuer.
Vers 19 heures le capitaine MEGER demande que le repli soit retardé, ce qui lui est accordé. Les agents de liaison se hâtent de porter le contre-ordre. L'aspirant DELMAS est déjà parti pour voir sur place la situation des éléments de droite du bataillon et la liaison avec le 141ème R.I. Les éléments de la compagnie BOIS déjà repliés réoccupent leur position.
Le contre-ordre arrive un peu trop tard à la compagnie GAMBIEZ, qui a déjà quitté sa position. Elle la réoccupe sans être vue de l'ennemi. Un nageur allemand se hâte déjà vers le rivage Sud. A 50 mètres, cinq coups de fusil le font disparaître. L'ennemi a sûrement été trompé par la fausse manoeuvre et sera désormais moins pressé de franchir le fleuve.
Le repli est fixé pour 21 h45 (heure de départ des emplacements). Le bataillon est regroupé sur la route de Villers et se dirige sur Pierrefitte.
Au cours de la journée, le chasseur RACCUIA, de la compagnie BOIS, a été tué et il y a plusieurs blessés. Les agents de liaison ont eu à exécuter deux ou trois allers et retours sous le feu d'infanterie, qui les oblige à parcourir en rampant plusieurs centaines de mètres. Au poste de secours le capitaine GARITAN et le chasseur HUSER, infirmier, ont soigné sur place les blessés sous un violent bombardement. Les pertes sont réellement minimes. Mais ce résultat n'a été obtenu que grâce à l'installation très poussée à laquelle avait procédé le bataillon avant l'intervention de l'ennemi et au courage des agents de liaison qui ne se sont pas laissés retarder par les bombardements ni les balles.

TUÉS ET BLESSÉE DU 18 JUIN À SULLY-SUR-LOIRE.

Tué : chasseur RACCUIA.
Blessés : chasseurs VIVIEN, LERSCH ; 1ère classe : AVRIL, CROBINSKI.

AU 19 JUIN : STATIONNEMENT À MALV X

Le bataillon passe au Nord de Pierrefitte et se rend dans le bois de Malvaux, au Sud du château où il arrive vers midi. Il bivouaque dans le bois et est au repos avec mission de défense au Nord, à l'Est et au Sud en cas d'alerte. Les deux layons d'accès vers le Nord sont gardés par un canon de 75 et un canon de 47. A 18 heures, le bataillon est alerté, car des infiltrations ennemies se sont produites à l'Est. A 20 heures, le bataillon reçoit l'ordre de se replier. L'itinéraire évite Pierrefitte et se dirige vers Salbris. Les Allemands sont très près. Le G.R.D. fait prisonniers deux motocyclistes au pont de Salbris avant l'arrivée des troupes. Le 8ème B.C.P. qui marche derrière le bataillon est accroché à sa sortie des bois par les feux d'une arme automatique ennemie dont il arrive à se dégager à la faveur de la nuit. L'ennemi est signalé dans le voisinage de Celle-Saint Denis, mais le bataillon y passe sans incident.
Le bataillon passe le pont de Mennetou vers 10 heures et prend la route de Saint-Loup. Il reçoit aussitôt l'ordre d'embarquer en camions. Le convoi est déjà en place. L'embarquement se fait rapidement et le bataillon est transporté à Buzançais.

20 JUIN : STATIONNEMENT À BUZANÇAIS

A 14 heures, le bataillon débarque à Buzançais. La compagnie GAMBIEZ se place en tête de pont dans le village, le reste du bataillon est en cantonnement, bivouaque à La Lapaudière (2 kilomètres de Buzançais). Le capitaine MEGER fait préparer le cantonnement de la demi-brigade, du 8ème B.C.P., du 61ème B.C.P. et du 22/141ème rattaché à la demi-brigade. Ces bataillons arriveront le lendemain au petit jour.
Le 21 juin, la nuit et la journée du 21 se passent sans incident. Le bataillon se repose et se nettoie. On apprend que le lieutenant DOMMANGE, officier d'approvisionnement, a disparu à Vierzon ; le pont, en sautant, lui a probablement coupé la retraite. (Le lieutenant DOMMANGE a rejoint le bataillon à Rhins, le 29 Juin, après avoir traversé les lignes allemandes, habillé en civil).
Le 21 à 21 heures, arrive un ordre de mouvement. Le bataillon doit se rendre à 3 kilomètres de Mézières pour y être embarqué en camions. Le mouvement s'exécute facilement, le repos de trente-six heures a été salutaire. Mais, seules, une section de la compagnie ROCH et deux sections de la compagnie GAMBIEZ peuvent être embarquées. Le bataillon doit attendre un deuxième convoi.
Il s'installe au carrefour où se trouvait déjà le P.C. du G.R.D.I. 16 en se gardant par des postes et des canons de 25. Les camions d'ailleurs se font à peine attendre une heure et le bataillon, embarqué vers 7 heures, est transporté à Adriers.

22 ET 23 JUIN : STATIONNEMENT À PRUN ET ADRIERS

Débarqué à Adriers, le bataillon est dirigé sur Prun, où il s'établit au cantonnement dans quelques granges et hangars de ce petit village. L' après midi et la nuit sont calmes. Malheureusement il pleut et les hommes sont mal abrités.
Dans la nuit l'ordre est donné de faire mouvement sur Ardiers, au début de la matinée du 23. Le mouvement est terminé vers 9 heures. Le bataillon, au cantonnement, se garde par des bouchons sur les voies d'accès : compagnie BOIS sur la route de Prun ; compagnie ROCH sur la route de Montmorillon ; compagnie GAMBIEZ sur la route de Saint-Rémy. Le P.C. est à la mairie. La journée se passe sans incident.

24 JUIN : MOUVEMENT SUR RHINS

A minuit, arrive un ordre de mouvement ; le bataillon laissant un bouchon au pont d'Adriers, sur la route de Confolens, doit se porter au carrefour des routes de Confolens et de l'Isle-Jourdain pour y être embarqué à destination de la Rochefoucauld. L'embarquement a lieu à 4 heures du matin.
Le convoi se dirige par l'Isle-Jrurdain sur la Rochefoucauld, mais ne s'y arrête pas. Il continue par Montbron sur Nontron, s'engage sur la route de Thiviers, puis la quitte pour prendre celle de Châlus. En pleine campagne, les camions s'arrêtent. Le bataillon débarque. Après une grande halte, l'ordre arrive d'aller cantonner à Rhins, commune d'Abjat, Le mouvement est terminé à 17 heures. La soirée et la nuit se passent sans incident. Le convoi auto du bataillon arrive dans la soirée à Savignac.
La compagnie BOIS et un groupe de mitrailleuses sous les ordres de l'adjudant-chef MARTIN, qui sont restés au bouchon d'Adriers rejoignent à minuit.
Le convoi hippo, sous les ordres du capitaine LOESCH, rejoint le bataillon le 26, vers 18 heures. Il manque à l'appel un certain nombre de cyclistes qui sont partis du point d'embarquement en bicyclette, la place manquant dans les camions, la majeure partie rejoint les jours suivants.
Le 26 Juin, le capitaine LOESCH rejoint le bataillon avec le convoi hippomobile.
Le 7 Juillet, le bataillon embarque en chemin de fer à Nontron et arrive à Limoges, où il est caserné au quartier Beaupuy.

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1939 - 1940 - QUATRIEME CHAPITRE
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