CHOLET PROSPER , né le 7 septembre 1887, à Saint-Aignan (Loiret Cher) |
Capitaine au 106e Bataillon de Chasseurs. Pilote-Aviateur. Décoré de la Croix de Guerre. Cinq citations, dont deux à l'ordre de l'Armée. Deux blessures.
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- ORDRE DE L'ARMEE... — Chasseur méritant, gravement blessé en faisant vaillamment son devoir. A perdu l'œil gauche et trois doigts de la main droite.
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Extrait de l'historique du 106°BCPLe 106ème Bataillon fait maintenant partie de la 257ème Brigade (Général MEDRIC) de la 129ème Division (Général GARBIT).
Bien que celles-ci ne soient pas alpines, nous garderont jusqu’à la fin notre uniforme du début avec notre béret.
Pendant cette longue période de repos et de reconstitution, du 5 Août au 29 Septembre 1915, plusieurs renforts sont parvenus à Corcieux, notamment le 2 Août, en provenance du dépôt du 25ème B.C.P. , mais ils comprenaient beaucoup d’inaptes à faire campagne qu’une récente décision ministérielle venait de faire partir des dépôts !
Aussi, notre Médecin-major ne put-il que renvoyer à l’intérieur la moitié de ces contingents …. Pour soins indispensables.
Il serait injuste de ne pas évoquer, parmi ceux qui sont venus reconstituer notre Bataillon, tout d’abord, un rapatrié qui laissant aux U.S.A. une situation industrielle importante, traversa l’Océan dès la mobilisation et fut affecté à la Cavalerie.
C’est alors que, saisi d’admiration pour la belle tenue et l’entrain des « Petits Chasseurs » lors du défilé triomphal du 106ème sur les Grands Boulevards Parisiens, fin Mars 1915, il demanda à devenir des nôtres et que, le 8 Août 1915, le
Sous-lieutenant CHOLET débarqua à Corcieux, trois jours après la fin des combats du Linge, pouvant ainsi constater ce qu’avaient pu endurer ceux qu’il aurait à mener à de nouveaux combats.
Et ce jour-là naquit une amitié indéfectible entre « Ceux du 106ème » et celui qui les avait choisis pour compagnons de lutte contre l’envahisseur.
Et il ne cessa de leur donner l’exemple du courage et de l’endurance : en Champagne, dans les Vosges, en Lorraine, à Verdun, où il se distingua notamment à Froideterre, au Bois-le-Prêtre, dans la Somme, au chemin-des-Dames,
obtenant les galons de Lieutenant puis de Capitaine. Au Chemin-des-Dames, dans le secteur de Vauxaillon, il avait été chargé de former le 106 aux méthodes nouvelles de soutien d’attaque par tirs indirects à la mitrailleuse pour l’action à objectifs limités contre Vauxaillon qui a marqué le début de la tactique nouvelle du Général PETAIN.
Dans les premiers jours de Septembre 1917, il quitte le Bataillon pour s’activer au Service des Missions de l’Etat-major à l’Etranger.
Les derniers Chasseurs du 106ème, qui après le retour de Rhénanie attendaient à la Caserne Rapp, de Forbach, leur démobilisation ou leur affectation à d’autres unités eurent le plaisir de recevoir sa visite, fin Mars 1919, avant son retour aux Etats-Unis le mois suivant (1) .
En dehors de ces souvenirs de la guerre 14-18, c’est pour « Ceux du dernier carré » un impérieux devoir de dire la haute estime et la profonde affection en lesquelles ils n’ont cessé de tenir le
Capitaine CHOLET, dont la générosité et le grand cœur se sont manifesté en maintes reprises, non seulement pendant son séjour au 106ème, mais depuis un demi-siècle.
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Le 27 Juin 1917, un obus de fort calibre tombe sur la carrière occupée par les pionniers du 106ème : le
Capitaine CHOLET est pris, ainsi qu’un chasseur du canon de 37, sous l’éboulement. 2 servants du canon de 37 sous les ordres du Sergent DEROUILLAT sont ensevelis à leur tour et ils ne sont dégagés qu’au bout de deux heures.
Par une chance extraordinaire, le
Capitaine CHOLET a été préservé par un gros bloc de pierre. 3 blessés ont été retirés et un mort ; l’un des trois chasseurs blessé meurt à l’ambulance.